Répertoire langagier plurilingue et Plan d'Etudes Romand. Un regard sur l'interlangue et le vocabulaire
Auteur(s)
Puozzo Capron, Isabelle
Type
Article dans une revue professionnelle
Date de publication
2011
Langue de la référence
Français
Résumé
Cet article propose quelques pistes didactiques pour travailler entre les langues et pour valoriser la compétence plurilingue.
Le Plan d’études Romand [PER] regroupe des disciplines, habituellement séparées, proposant ainsi un curriculum où ces disciplines ne sont plus considérées comme des entités isolées, mais où elles se regroupent à l'intérieur d’un domaine afin de mieux interagir entre elles. Ainsi, dans le domaine linguistique, la langue de scolarisation, appelée L1, n’est plus détachée des langues étrangères, l’allemand et l’anglais, désignées comme L2 et L3. Le regroupement linguistique trouve sa justification dans cette volonté de construire chez l’apprenant « un répertoire langagier plurilingue » (PER, p. 6) faisant ainsi référence au Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues [CECR] (2001). En effet, depuis sa publication en 2001, il ne s’agit plus d’enseigner une compétence langagière, mais de penser avant tout à une compétence plurilingue « englobante » (Coste, 2006, p. 42). Alors dans quelle mesure le programme des langues, tel qu’il est élaboré dans le PER, permet-il de développer cette compétence plurilingue ? En quoi cela peut-il changer les pratiques et la posture professionnelle des enseignants ? En effet, ancienne professeur de français au secondaire en Italie, je me suis souviens de l’un de mes collègues d’italien que j’avais sollicité pour réaliser avec l’enseignant d’anglais la planification de la progression des apprentissages des langues sur l’ensemble du cycle d’études afin de construire une cohérence et de travailler ensemble sur les transferts possibles. Ce dernier m’avait répondu : « Mais moi, je ne suis pas professeur de langue, mais prof d’italien », l’enseignant de la langue de scolarisation adoptant une posture de retrait par rapport aux enseignant de langues étrangères. Le PER regroupe ainsi les langues dans le même ouvrage tout en segmentant la progression des apprentissages par niveau allant du A1 au B2. Grâce à ce Cadre Européen, les systèmes éducatifs y trouvent un moyen concret d’enseigner, d’évaluer et de certifier de manière plus homogène. Toutefois, le CECR ne se réduit pas à ces échelles de niveaux, mais propose aussi une véritable didactique plurilingue qui implique une réflexion nouvelle pour les enseignants de L1, L2 et L3.
Le Plan d’études Romand [PER] regroupe des disciplines, habituellement séparées, proposant ainsi un curriculum où ces disciplines ne sont plus considérées comme des entités isolées, mais où elles se regroupent à l'intérieur d’un domaine afin de mieux interagir entre elles. Ainsi, dans le domaine linguistique, la langue de scolarisation, appelée L1, n’est plus détachée des langues étrangères, l’allemand et l’anglais, désignées comme L2 et L3. Le regroupement linguistique trouve sa justification dans cette volonté de construire chez l’apprenant « un répertoire langagier plurilingue » (PER, p. 6) faisant ainsi référence au Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues [CECR] (2001). En effet, depuis sa publication en 2001, il ne s’agit plus d’enseigner une compétence langagière, mais de penser avant tout à une compétence plurilingue « englobante » (Coste, 2006, p. 42). Alors dans quelle mesure le programme des langues, tel qu’il est élaboré dans le PER, permet-il de développer cette compétence plurilingue ? En quoi cela peut-il changer les pratiques et la posture professionnelle des enseignants ? En effet, ancienne professeur de français au secondaire en Italie, je me suis souviens de l’un de mes collègues d’italien que j’avais sollicité pour réaliser avec l’enseignant d’anglais la planification de la progression des apprentissages des langues sur l’ensemble du cycle d’études afin de construire une cohérence et de travailler ensemble sur les transferts possibles. Ce dernier m’avait répondu : « Mais moi, je ne suis pas professeur de langue, mais prof d’italien », l’enseignant de la langue de scolarisation adoptant une posture de retrait par rapport aux enseignant de langues étrangères. Le PER regroupe ainsi les langues dans le même ouvrage tout en segmentant la progression des apprentissages par niveau allant du A1 au B2. Grâce à ce Cadre Européen, les systèmes éducatifs y trouvent un moyen concret d’enseigner, d’évaluer et de certifier de manière plus homogène. Toutefois, le CECR ne se réduit pas à ces échelles de niveaux, mais propose aussi une véritable didactique plurilingue qui implique une réflexion nouvelle pour les enseignants de L1, L2 et L3.
Titre du périodique
Mention d’édition
SER (Syndicat des enseignants romands)
Pays d'édition
Suisse
ISSN
0013-113X
Volume / Tome
10
Pagination
20-21
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Nom
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Taille
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Format
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