Comprendre l'expérience d'autrui en faisant expérience avec autrui : favoriser des enquêtes inter-objectives et les documenter en 2ème personne.
Auteur(s)
Lussi Borer Valérie
University of Geneva
Type
Communication orale
Date de publication
2026-04-24
Langue de la référence
Français
Entité HEP
Unité(s) / centre(s) de recherche hors HEP
University of Geneva
Résumé
Dans cette contribution, nous nous intéressons au processus de co-construction des connaissances à la fois entre formateurs/trices et étudiant-es et entre étudiant-es. Nous précisons à quelles conditions a) se construisent des connaissances significatives à la fois pour le collectif et pour les individus et b) les situations de formation peuvent favoriser des transformations conjointes des activités et des personnes en activité.
Si l’expérience est « toujours en train de se faire, comme le sujet et l’activité qui la portent », nous proposons dès lors de conceptualiser l’apprentissage comme une dynamique de faire|comprendre (Perrin et al., 2024), soit comme l’exploration d’une relation fonctionnelle efficace en transformations constante entre l’acteur/trice et son environnement (Maheux & Proulx, 2014). En nous ancrant ainsi notamment dans une approche énactive, nous reconnaissons que les acteurs/trices ne sont pas face à un monde dont les caractéristiques sont pré-données, mais qu’ils/elles font émerger un monde par leur action (Varela et al., 1993). Nous nous intéressons donc à l’expérience de l’acteur/trice à chaque instant et comment celle-ci participe à la transformation de la dynamique du faire|comprendre.
Pour délimiter les situations analysées, nous nous intéressons aux situations d’institutionnalisation (Proulx, 2020), lorsque les étudiant-es et les formateurs/trices co-construisent leur faire|comprendre. Pour pister cette co-construction nous nous intéressons à l’expérience en tant qu’enquête et plus particulièrement aux dimensions susceptibles d’organiser un processus d’enquête collaborative inter-objectif (Dewey, 1993 ; Muller & Lussi Borer, 2017; Zask, 2004).
Pour documenter l’expérience, nous adoptons une approche en deuxième personne (Depraz & Cosmelli, 2003). Nous adoptons pour ce faire une posture de coach empathique (Metz & Simmt, 2015) en donnant plus d’importance à la compréhension du monde des apprenant-es qu’à l’exécution précise de la planification imaginée initialement (Martin et al, 2023) afin de chercher à favoriser le déclenchement de transformations – à la fois pour les formateurs/trices et les étudiant-es – permettant la rencontre de nouveaux domaines de création de sens (De Jaegher & Di Paolo, 2007).
Si l’expérience est « toujours en train de se faire, comme le sujet et l’activité qui la portent », nous proposons dès lors de conceptualiser l’apprentissage comme une dynamique de faire|comprendre (Perrin et al., 2024), soit comme l’exploration d’une relation fonctionnelle efficace en transformations constante entre l’acteur/trice et son environnement (Maheux & Proulx, 2014). En nous ancrant ainsi notamment dans une approche énactive, nous reconnaissons que les acteurs/trices ne sont pas face à un monde dont les caractéristiques sont pré-données, mais qu’ils/elles font émerger un monde par leur action (Varela et al., 1993). Nous nous intéressons donc à l’expérience de l’acteur/trice à chaque instant et comment celle-ci participe à la transformation de la dynamique du faire|comprendre.
Pour délimiter les situations analysées, nous nous intéressons aux situations d’institutionnalisation (Proulx, 2020), lorsque les étudiant-es et les formateurs/trices co-construisent leur faire|comprendre. Pour pister cette co-construction nous nous intéressons à l’expérience en tant qu’enquête et plus particulièrement aux dimensions susceptibles d’organiser un processus d’enquête collaborative inter-objectif (Dewey, 1993 ; Muller & Lussi Borer, 2017; Zask, 2004).
Pour documenter l’expérience, nous adoptons une approche en deuxième personne (Depraz & Cosmelli, 2003). Nous adoptons pour ce faire une posture de coach empathique (Metz & Simmt, 2015) en donnant plus d’importance à la compréhension du monde des apprenant-es qu’à l’exécution précise de la planification imaginée initialement (Martin et al, 2023) afin de chercher à favoriser le déclenchement de transformations – à la fois pour les formateurs/trices et les étudiant-es – permettant la rencontre de nouveaux domaines de création de sens (De Jaegher & Di Paolo, 2007).
Public(s) cible(s)
Chercheurs
Professionnels du domaine
Nom de la manifestation
Biennale Internationale de l'Éducation, de la Formation et des Pratiques Professionnelles
Date(s) de la manifestation
22-24.04.2026
Organisateur(s) de la manifestation
Association La biennale internationale de l’éducation, de la formation et des pratiques professionnelles
Ville de la manifestation
Paris
Pays de la manifestation
France
Portée de la manifestation
internationale