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Quels facteurs influencent la décision de persévérer ou non dans le métier ? Le cas des enseignant.e.s de Suisse romande et du tessin.
Auteur(s)
Voirol-Rubido, Isabel  
Charmillot, Samuel  
Balslev, Kristine  
Giovannini, Valentina  
Hascoët, Marine  
Mabilon, Alexandre  
Melfi, Giuseppe  
Rey, Jeanne  
Vanini De Carlo, Katja  
Type
Communication orale
Date de publication
2025-07
Langue de la référence
Français
Entité HEP
UER Développement de l’enfant à l’adulte (DV)  
Résumé
La pénurie d’enseignant·es, induite par une baisse d’intérêt pour le métier devenu moins attractif en raison de sa complexification, de ses conditions d’emploi et/ou de travail, ou par un abandon précoce du métier, est une question vive dans la plupart des pays occidentaux (e.g., Dupriez et al., 2023). Cette situation inquiète les pouvoirs publics, ainsi que tout autre acteur social soucieux de l’importance d’une population bien formée pour répondre aux exigences du contexte socio-économique. Ils craignent notamment de perdre les bénéfices de l’investissement dans la formation des enseignant.es si celles-ci ou ceux-ci quittent le métier prématurément. Il est par conséquent important de comprendre les facteurs qui influencent la décision de persévérer ou non dans le métier à long terme afin d’œuvrer à la fidélisation du corps enseignant (Boissinot & Lessard, 2023).
L’enquête par questionnaire INSERCH, portant sur l’insertion professionnelle des diplômé·es de l’enseignement de Suisse romande et du Tessin, une (+1) et trois années (+3) après leur insertion professionnelle (respectivement 436 et 443 répondant·es), s’est intéressée en 2024 à l’intention des enseignant·es en début de carrière de persévérer dans le métier. Une question fermée demandait d’exprimer l’intention de persévérer ou non dans le métier et une question ouverte demandait d’en expliquer les raisons. Les données récoltées ont été codées puis regroupées par catégories. Certaines de ces catégories évoquent des facteurs identifiés comme influençant positivement le souhait de persévérer dans le métier, d’autres négativement. Les analyses ont différencié les perceptions qui ont été exprimées en fonction des degrés d’enseignement (primaire, secondaire et enseignement spécialisé) et du parcours de formation (formation initiale, reconversion professionnelle depuis un domaine proche de l’enseignement, reconversion professionnelle depuis un domaine éloigné de l’enseignement).
Les résultats montrent qu'une année après l’insertion professionnelle, 90% des répondant·es pensent persévérer dans l’enseignement à long terme, ce taux baisse à 85% trois ans après l’insertion. Des variations s’observent également suivant le degré d’enseignement. Après un an de pratique du métier, moins de personnes enseignant dans le spécialisé (86%), que dans le primaire (90%) ou le secondaire (90%), se projettent persévérer dans le métier. Ce sont les diplômé·es du primaire exerçant depuis trois ans qui présentent le taux le plus faible de persévérance dans le métier à long terme (82%), suivi·es de celles et ceux de l’enseignement spécialisé (86%), puis du secondaire (89%).

Parmi les raisons évoquées par les diplômé·es +1 qui envisagent de poursuivre dans le métier à long terme figurent en premier lieu le sentiment d’épanouissement et la satisfaction ressentie vis-à-vis du métier. Viennent ensuite les perspectives d’évolution de carrière dans le métier, la prise de nouvelles responsabilités et/ou fonctions, ou la vocation pour le métier. Les diplômé·és +3 évoquent, très largement l’épanouissement, les perspectives d’évolution dans le métier ainsi que la possibilité de réduire leur taux d’activité.Les diplômés +1 qui envisagent de quitter le métier à long terme mentionnent l’influence d’un environnement de travail défavorable, une quantité de travail jugée trop importante induisant stress et difficultés, voire un burnout possible, poussant à envisager une reconversion professionnelle. Plus marginalement, le manque de reconnaissance, la perte d’intérêt pour le métier ou des relations difficiles avec les collègues, les parents ou la hiérarchie, contribuent à envisager de quitter le métier. Des raisons similaires et plus marquées encore, sont évoquées par les diplômés +3.

Ces facteurs qui peuvent inciter à poursuivre dans cette profession ou à s’en détourner seront discutés en regard des enjeux politiques, économiques et sociaux qui sous-tendent l’attractivité du métier enseignant.
Nom de la manifestation
SSRE-SSFE-congrès annuel 2025
Date(s) de la manifestation
2-4 juillet
Ville de la manifestation
Lucerne
Pays de la manifestation
Suisse
Portée de la manifestation
internationale
Handle
http://hdl.handle.net/20.500.12162/8587
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