Durler, HéloïseHéloïseDurler2019-01-312019-01-312017-06-12http://hdl.handle.net/20.500.12162/2480Alors qu’il est de plus en plus attendu de la part des élèves de l’école primaire qu’ils soient autonomes dans leur travail, cet atelier propose d’interroger les conséquences de ce qui apparaît bien souvent comme une injonction paradoxale. Sur la base des résultats d’une enquête ethnographique menée dans un établissement scolaire genevois, on verra comment certaines pratiques visant à favoriser l’autonomie des élèves tendent à mettre en difficulté une partie d’entre eux, le plus souvent issus de milieux populaires, dans la mesure où les dispositifs de travail autonome font appel à des ressources qui ne sont pas nécessairement enseignées en classe. De surcroît, l’accent mis sur l’autonomie de l’élève accroît la tendance des enseignantes et enseignants à « naturaliser » certaines difficultés, alors attribuées à des « manques » ou des « troubles » individuels qui empêcheraient l’enfant d’être autonome. Le risque associé à la « naturalisation » de la difficulté est d’empêcher les enseignants de penser les possibilités d’actions de remédiation, au sein même de la classe. Les analyses proposées dans cet atelier viseront à remettre au coeur du débat la question de l’apprentissage des savoirs, savoir-faire et savoir-être nécessaires à l’autonomie dans le contexte scolaire.frL’autonomie de l’élève à l’école primaire : de l’injonction aux apprentissagesType de référence::Communications::Communication scientifique non publiée::Communication orale