Tschopp Rywalski, GenevièveGenevièveTschopp RywalskiGabola, PieraPieraGabola2026-09-152026-09-152026-09-09https://hdl.handle.net/20.500.12162/15941Cette communication interroge la contribution d’un dispositif d’écriture réflexive — le Journal pour le développement du bien-être professionnel, conçu par les autrices —au processus de professionnalisation et au soutien à l’activité réflexive de deux publics en formation : d’une part, des professionnel·les de l’éducation en formation continue informelle d’autre part, des professionnel·les de la santé en milieu scolaire en formation continue formelle. S’inscrivant dans l’axe 1 du colloque, la proposition examine les enjeux de formation soulevés par l’usage comparé de ce dispositif et les significations attribuées par les participant·es à cette expérience. Depuis plusieurs années, la recherche en formation des adultes met en évidence la complexité des processus réflexifs engagés dans le développement professionnel et ses effets identitaires (Jorro, 2011). L’écriture, lorsqu’elle est structurée par une intention formative explicite, constitue pour les professionnel·les un espace transitionnel où peuvent s’articuler expériences vécues, analyses distanciées, questionnements et projections (Morisse et al., 2011). Le journal structuré étudié (Tschopp et Gabola, 2025), inspiré de la psychologie positive et des approches du développement professionnel, propose un format invitant au repérage des forces, ressources, émotions, sens accordés à l’activité et aux stratégies de régulation du stress. Il constitue un médiateur propice à la mise en circulation entre vécu, compréhension et action. La recherche présentée repose sur deux corpus de professionnel·les : 1. Un premier groupe (8 participantes) ayant tenu ce journal pendant neuf semaines, dans le cadre d’une formation continue informelle, centrée sur le bien-être professionnel à la suite d’un atelier lors d’une journée en psychologie positive ; 2. Un second groupe (10 participant·es), en formation continue formelle, à qui le journal a été proposé pour sept semaines, dans un séminaire d’approfondissement en psychologie positive. Ces personnes ont pris part à un focus group spécifique à chaque groupe, permettant une analyse des effets perçus et des usages du dispositif. Une double analyse qualitative thématique sera menée à partir des verbatims, en veillant à identifier convergences, divergences et dynamiques propres à chaque public. Les résultats attendus, éclairés par des travaux antérieurs menés auprès du premier groupe (Gabola et Tschopp, 2025a,b) suggèrent que le journal peut constituer pour les adultes en formation continue un espace de légitimation du vécu professionnel, un soutien à la régulation émotionnelle et une ressource pour renforcer estime de soi, sentiment d’efficacité et créativité. La dynamique d’engagement dans le dispositif sera questionnée. Nous verrons si les résultats de ces deux groupes confirment l’étude de Tschopp Rywalski (2024) montrant que le journal permet de transformer la pratique professionnelle en un terrain de conscience et de sens. La mise en dialogue des deux publics ouvre un champ fécond pour comprendre comment un même outil — situé à l’interface de la formation et de la recherche — peut soutenir des processus développementaux distincts selon l’expérience, l’histoire professionnelle et la motivation à s’engager dans l’écriture des participant·es et nous renseigner sur les effets sur le bien-être professionnel d’un tel dispositif. En cela, cette communication montre comment un dispositif réflexif pensé comme outil de formation peut également produire des connaissances sur le développement des apprenant·es.frÉcrire pour se développer, analyse croisée d'un dispositif réflexif auprès de professionnel.les de l'éducation et de la santé scolaire en formation continueType de référence::Communications::Conférence scientifique