Kaufmann, LyonelLyonelKaufmann2019-02-032019-02-032018-10-20http://hdl.handle.net/20.500.12162/2531Depuis 2010 et l’adoption par les cantons de la Suisse francophone du premier plan d’études romand (PER) pour l’ensemble de la scolarité obligatoire, la démarche d’enquête figure au coeur de la stratégie des apprentissages attendus des élèves par le programme d’histoire et plus largement des Sciences humaines sociales. Travaillant par comparaison, notre communication permettra de mettre en perspective l’approche développée par le PER avec l’approche développée notamment au Canada par les travaux de Seixas et Morton (The Big Six 2012) et le concept d’une « pensée historique ou historienne » des élèves (Historical Thinking). Epistémologiquement, la démarche d’enquête du PER est à interroger à partir des travaux de John Dewey et de Max Weber relatifs à l’enquête historique (Gros 2011). Replacée de manière diachronique, cette démarche est à mettre en parallèle avec les approches développées dès la fin des années 1960 en Grande-Bretagne et s’appuyant alors sur les travaux de Jean Piaget sur les stades de développement de la pensée logique. Cette démarche est à replacer par rapport aux usages publics de l’histoire, à l’habitus des enseignants et à la demande sociale qui baignent depuis le 19e siècle dans une approche centrée sur la compréhension d’un récit historique scolaire, dont le modèle idéal est celui du conte pour enfant ou le roman historique (Laville 2001:73). Si la didactique de l’histoire bénéficie de l’expertise de travaux menés depuis la fin des années 1960, elle se heurte durement, dans les mises en oeuvre curriculaires, au poids de la tradition scolaire et d’instrumentalisations de nature politique.frhistoireéducationdidactiqueMade in Switzerland ? La pensée historienne à l’heure du Plan d’études romandType de référence::Communications::Communication scientifique non publiée::Communication orale