Garessus, Paul-AndréPaul-AndréGaressusCrausaz, MélanieMélanieCrausaz2026-03-132026-03-132026-01-08https://hdl.handle.net/20.500.12162/15654Les formations professionnalisantes, en particulier dans les métiers adressés à autrui (enseignement, soins ou travail social par exemple), se déploient aujourd’hui majoritairement au travers de dispositifs dits en alternance, amenant l’étudiant·e à suivre un parcours oscillant entre espace de travail et institution académique. L’apprentissage professionnel repose ainsi sur les situations de travail que l’étudiant·e expérimente, questionne, analyse, confronte à diverses formes de savoirs en étant accompagné et encadré par différents types de personnel formateur (Maubant et Gremion, 2022; Pentecouteau, 2012). Bien que la finalité de former un·e futur·e professionnel·le puisse faire consensus, le parcours emprunté par l’étudiant·e l’amène à fréquenter des univers et des personnes formatrices dont les normes, projets et cultures peuvent varier passablement (André, 2022), entrer en tension, voire générer des controverses ou des contradictions. Il s’agit alors pour les différentes personnes impliquées d’accompagner l’étudiant·e dans la gestion de ces informations afin qu’il ou elle puisse, dans la construction de sa propre voie et donc de son identité professionnelle, les transformer en savoirs professionnels. Pour les formations à l’enseignement, qui s’inscrivent pour les pays occidentaux dans le contexte décrit ci-dessus, ce sont surtout les stages qui constituent le terrain pratique en formation initiale. Les enseignant·e·s en formation y sont encadrés par une formatrice ou un formateur de terrain, représentant le milieu d’accueil et une superviseuse ou un superviseur, représentant l’institution de formation . Au cœur de ces stages « se jouent des enjeux d’apprentissage et de développement, d’évaluation et de reconnaissance identitaire » (Van Nieuwenhoven et al., 2024, p. 14). Ces enjeux concernent prioritairement les étudiant·e·s-stagiaires, mais aussi les personnes formatrices dont les savoirs et identités professionnels sont exposés, questionnés et se transforment au fil des interactions inhérentes à leur action. C’est en particulier dans le domaine de l’évaluation des stages que des enjeux forts se manifestent. Pour les étudiant·e·s, l’évaluation, dans sa dimension formative permet de situer leur progression, réussites et échecs, et, dans sa dimension certificative valide ou non le stage et les crédits qui lui sont attribués. Pour les formatrices et formateurs, il s’agit de trouver une voie de conciliation entre le rôle d’accompagnement et celui d’évaluation, rôles souvent jugés en tension, voire en contradiction (Beauchamp et Mottier Lopez, 2023). Cette position est source de tensions intrapersonnelles auxquelles peuvent s’ajouter des tensions interpersonnelles issues de logiques différentes, celle productive du milieu du travail, visant à une efficacité des pratiques du stagiaire, et celle constructive du milieu de la formation, visant le développement à plus long terme de compétences (Van Nieuwenhoven et al., 2024). Dans un tel contexte, comment les actrices et acteurs peuvent-ils se situer ? Quels sont les dilemmes rencontrés et comment les arbitrer ? Existe-t-il des pratiques évaluatives permettant de véritablement servir le développement des compétences des stagiaires sans attiser les tensions potentielles ? Ce symposium propose de mettre en discussion des recherches traitant de ces questions afin d’éclairer sous plusieurs angles les rôles, outils, postures et enjeux des différentes catégories de protagonistes de l’accompagnement et l’évaluation en stage pratique dans les formations initiales à l’enseignement au sein d’universités et de hautes écoles en Suisse et au Québec. La discussion s’étendra jusqu’à l’insertion professionnelle, période durant laquelle les enjeux liés à l’accompagnement des professionnels novices se prolongent. En donnant largement la parole aux actrices et acteurs de la formation, les cinq communications visent à exposer et soumettre au débat la manière dont les pratiques d’accompagnement et d’évaluation évoluent sous l’effet de diverses formes de stimulation, qu’elles soient internes ou externes au dispositif de formation.frLa pratique professionnelle en formation à l’enseignement : vers une optimisation de l’accompagnement et l’évaluationType de référence::Communications::Communication scientifique non publiée::Communication orale