Construction d’un environnement collaboratif d’apprentissage dans le cadre d’un cours « renversé » à la HEP Vaud
Auteur(s)
Type
Communication orale
Date de publication
2019-11
Langue de la référence
Français
Résumé
Cette contribution présente une recherche menée auprès d’un groupe d’étudiants (N=6) inscrit dans le module de Bachelor de 1ère année intitulé « Introduction à la recherche en sciences de l’éducation », qui est au programme de la formation des futurs enseignants
primaires. Il s’agit d’un dispositif de formation de type classe renversée (Cailliez, 2017) avec un effectif de 360 étudiants qui ont été amenés à travailler en groupe de 6 dans le but de produire du savoir.
Afin de soutenir une telle collaboration, l’équipe de formateurs leur a imposé l’usage de certains outils pour collaborer et ils ont également eu la possibilité de se constituer ce que nous pourrions qualifier leur espace collaboratif d’apprentissage comprenant des acteurs (les étudiants eux-mêmes, les formateurs du module), des lieux et des outils numériques variés.
Les étudiants (volontaires) ont été invités à porter un regard réflexif sur leur expérience d’apprentissage dans ce module et la réalisation du travail de groupe lors de deux moments de « focus group » durant le semestre. Nous les avons accompagnés dans ce processus de manière à « positionner l’apprenant comme partenaire actif de la construction de connaissance sur la situation qui lui est proposée de vivre en formation » (Lameul & Loisy, 2014, p.218). Nous avons tenté de les amener à s’interroger sur l’usage du numérique dans la construction de leur système de ressources : comment les étudiants construisent-ils et régulent-ils cet espace collaboratif d’apprentissage médiatisé ? Comment en négocient-ils les usages et la production finale ? (Charlier, Ciussi, & Henri, 2012).
Les premiers constats mettent en lumière des difficultés à collaborer en présence et à distance. Bien que le renversement soit considéré comme intéressant, la déstabilisation provoquée par la nouvelle organisation du module semble être à l’origine de telles difficultés. En outre, peu d’éléments nous permettent de mettre en évidence la manière dont ils négocient et co-construisent leur environnement collectif d’apprentissage (Lameul, & Loisy, 2014). Les conditions favorisant l’apprentissage en groupe (Bourgeois & Nizet, 1999 ; Deschryver, 2009 ; Henri & Lundgren-Cayrol, 2001) semblent ne pas avoir été réunies et font obstacles au caractère constructif du conflit. La discussion des résultats d’analyse nous permet d’ouvrir des perspectives pratiques pour la scénarisation de cours hybrides impliquant le travail collaboratif ainsi que pour des recherches futures.
primaires. Il s’agit d’un dispositif de formation de type classe renversée (Cailliez, 2017) avec un effectif de 360 étudiants qui ont été amenés à travailler en groupe de 6 dans le but de produire du savoir.
Afin de soutenir une telle collaboration, l’équipe de formateurs leur a imposé l’usage de certains outils pour collaborer et ils ont également eu la possibilité de se constituer ce que nous pourrions qualifier leur espace collaboratif d’apprentissage comprenant des acteurs (les étudiants eux-mêmes, les formateurs du module), des lieux et des outils numériques variés.
Les étudiants (volontaires) ont été invités à porter un regard réflexif sur leur expérience d’apprentissage dans ce module et la réalisation du travail de groupe lors de deux moments de « focus group » durant le semestre. Nous les avons accompagnés dans ce processus de manière à « positionner l’apprenant comme partenaire actif de la construction de connaissance sur la situation qui lui est proposée de vivre en formation » (Lameul & Loisy, 2014, p.218). Nous avons tenté de les amener à s’interroger sur l’usage du numérique dans la construction de leur système de ressources : comment les étudiants construisent-ils et régulent-ils cet espace collaboratif d’apprentissage médiatisé ? Comment en négocient-ils les usages et la production finale ? (Charlier, Ciussi, & Henri, 2012).
Les premiers constats mettent en lumière des difficultés à collaborer en présence et à distance. Bien que le renversement soit considéré comme intéressant, la déstabilisation provoquée par la nouvelle organisation du module semble être à l’origine de telles difficultés. En outre, peu d’éléments nous permettent de mettre en évidence la manière dont ils négocient et co-construisent leur environnement collectif d’apprentissage (Lameul, & Loisy, 2014). Les conditions favorisant l’apprentissage en groupe (Bourgeois & Nizet, 1999 ; Deschryver, 2009 ; Henri & Lundgren-Cayrol, 2001) semblent ne pas avoir été réunies et font obstacles au caractère constructif du conflit. La discussion des résultats d’analyse nous permet d’ouvrir des perspectives pratiques pour la scénarisation de cours hybrides impliquant le travail collaboratif ainsi que pour des recherches futures.
Nom de la manifestation
AUPTIC 2019
Date(s) de la manifestation
20-22 novembre 2019
Organisateur(s) de la manifestation
AUPTIC
Ville de la manifestation
Fribourg
Pays de la manifestation
Suisse
Portée de la manifestation
internationale
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Nom
Uldry-et-al.pdf
Taille
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Version | Date | Résumé |
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2* | 2022-12-28 10:29:09 | Ajout de l'URL. |
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